Une sélection de citations de Francis Bacon

Sur sa perception de la vie

« Je suis profondément optimiste sur rien du tout… »

« Tout est si absurde que nous pouvons aussi bien être extraordinaires. »

« Nous naissons et nous mourrons…et entre les deux nous essayons de donner un sens à cette existence inutile par ce que nous entreprenons »

Sur l’art de Bacon

« Je crois en un chaos extrêmement organisé. »

« Je veux créer une image très ordonnée mais je veux qu’elle se produise par hasard. »

« Si vous voulez transmettre un fait, vous ne pouvez le faire que par le biais d’une certaine déformation. »

« Je travaille beaucoup mieux dans le chaos. Le chaos pour moi engendre des images. »

« Je me suis toujours considéré non pas tant comme un peintre que comme un agent permettant que surviennent l’imprévu et le hasard. »

« La peinture ouvre en moi toutes sortes de valves d’émotions qui me renvoient plus violemment à la vie. »

« Je voulais peindre le cri plutôt que l’horreur. »

« Je veux peindre comme Velázquez mais avec la texture d’une peau d’hippopotame. »

« Il faut vraiment se concentrer pour créer… non pas une illustration de la réalité, mais des images qui sont des concentrés de réalité. »

« Je voudrais que mes tableaux donnent l’impression qu’un être humain est passé par là, comme un escargot, laissant une trace de présence humaine et le souvenir d’évènements passés, comme l’escargot laisse sa bave. »

« […] j’ai toujours espéré, en un sens, être capable de peindre la bouche comme Monet peignait un coucher de soleil. »

« Nous vivons presque toujours derrière des écrans…et je pense quelquefois, quand on dit que mes œuvres ont un aspect violent, que j’ai peut-être été de temps en temps capable d’écarter un ou deux de ces voiles ou écrans. »

« Je veux faire affleurer l’animalité dans l’humain. »

Au sujet des triptyques : « Ce sont les choses que j’aime le plus et je crois que peut-être cela a quelque chose à voir avec l’idée que j’ai parfois eue de faire un film. J’aime la juxtaposition des images séparées sur trois toiles différentes. »

« Le grand art vous ramène toujours à la vulnérabilité de la situation humaine. »

“[…] après tout quel est le rôle de l’art ? C’est d’essayer de tirer quelque chose du chaos de l’existence.”

Sur la photographie

Au sujet des photographies : « Ce sont mes modèles, mes sujets »

« Les photographies ne sont pas seulement des points de repère, elles sont souvent des déclencheurs d’idées. »

« Les photographies sont bien moins inhibantes que d’avoir le sujet assis devant soi »

Sur d’autres artistes

A propos du Portrait du pape Innocent X de Velázquez : « J’ai toujours pensé que c’était l’une des plus grandes peintures au monde et j’ai fait une fixation sur elle. »

« Michel-Ange a créé les nus masculins les plus voluptueux qu’il y ait dans les arts plastiques »

« Tout. Tout Picasso. L’homme est fascinant. Et son œuvre foisonnante, imprévisible. Sa sculpture, ses dessins. Sans lui, je crois que jamais je n’aurais touché un pinceau ».

Sur la crucifixion

« J’ai toujours été très touché par les images relatives aux abattoirs et à la viande, et pour moi elles sont liées étroitement à tout ce qu’est la Crucifixion. »

« C’est une armature magnifique sur laquelle on peut accrocher toutes sortes de sentiments et de sensations »

Bacon le Francophile

« De tous les pays que je connais, la France est certainement celui que je préfère»

« Si les Français apprécient mon travail, alors j’aurai le sentiment d’avoir, d’une certaine façon, réussi. »

« J’adore Paris. Je crois que Paris est la ville la plus belle et la plus merveilleuse du monde. »

S’adressant à Michel Leiris : « Vous êtes le seul à avoir compris et pu mettre en mots toutes sortes de choses que j’ai essayé de faire. »

S’adressant à Michel Leiris : « Je sais que je suis très privilégié que le plus grand écrivain de notre époque ait écrit des textes sur moi. »

Sur Monaco

 « L’idée d’utiliser une toile non préparée m’est venue quand j’étais à Monte-Carlo à la fin des années quarante. Je n’avais plus d’argent (je l’avais sans doute perdu au casino !), mais j’avais un certain nombre de toiles déjà travaillées. Aussi, je les ai retournées et j’ai découvert que le côté non préparé était beaucoup plus facile à travailler. Et depuis ce moment-là, j’ai toujours travaillé sur la face non préparée de la toile. »

« […] J’ai toujours le sentiment qu’avec une pointe habile de manipulation le Casino pourrait acheter nos tableaux. »

« Je me rappelle, alors qu’une fois je faisais un long séjour à Monte-Carlo, le casino devint pour moi une grande obsession et j’y passai des jours entiers, et là vous pouviez entrer à dix heures du matin, et n’étiez pas obligé de sortir jusqu’à environ quatre heures, le lendemain matin […] » 

« […] Au début, je trouvais cet endroit trop distrayant mais maintenant je l’adore et le trouve propice aux images me viennent toutes faites à l’esprit. Je peins ici des dizaines de tableaux chaque semaine. »